MidReal Story

Miracle Quest: A Reckless Heir's Redemption

Scenario: J'aime les blaireaux. Je sais que ça peut sembler bizarre, mais je les admire. Ils ne se soucient pas de l'argent, du pouvoir ou de la réussite. Ils ne se soucient que d'eux-mêmes. Nous, humains, les rois de cette planète ont perdu de vue ce qui est vraiment important dans la vie, nous sommes devenus des esclaves de nos désirs matériels et de nos illusions de bonheur. Nous avons oublié le sens primordial des choses comme l’amour, la famille, la paix. Mais je ne suis pas un hypocrite. Je sais que je fais partie du problème. Je profite du système que je critique. Je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche. Mon père est le patron de notre entreprise familiale qui fait partie du top 100 des plus grosses entreprises au monde. J’ai toujours eu tout ce que je voulais, quand je le voulais. Je n'ai jamais eu à travailler dur ou à me battre pour quoi que ce soit. Je vis dans le luxe et le confort. Je n'ai pas à me soucier de l'avenir ou des conséquences de mes actes. Mais, avec tout ce confort, je me sens terriblement seul. Les seules personnes qui s'approchent de moi sont celles qui veulent profiter de ma richesse ou de ma notoriété. Elles se font passer pour mes amis, mais elles ne s’intéressent pas à moi ni à ce que je ressens. Elles sont fausses et hypocrites. Je le sais, mais je les laisse faire. Parce que j’ai besoin d’un peu de distraction, d’un peu de compagnie. Parce que je n’ai personne d’autre vers qui me tourner. Je ne sais pas quoi faire pour changer. Je ne sais pas si je veux changer. Je ne sais pas si je peux changer. Je ne sais pas si ça vaut la peine de changer. Je ne sais pas qui je ne suis ni ce que je veux. Je ne sais rien... C'est peut-être pour ça que j'aime tant les blaireaux. Un jour, j'aimerai être comme eux, J’aimerais avoir leur mentalité. J’aimerais être comme eux : libres, forts, discrets. J’aimerais vivre dans la nature, loin du chaos de la civilisation. J’aimerais me contenter de ce que je trouve, sans chercher plus que ce dont j’ai besoin. J’aimerais avoir un territoire à moi, où personne ne viendrait me déranger. Allongé sur mon lit, les yeux fixés sur le plafond. Je n’avais pas envie de bouger. Je n’avais envie de rien. Soudain, j’entendis frapper à la porte. C’était Chloé, la gouvernante. Elle était la fille de la gouvernante de quand ma mère était en vie. Elle a aussi hérité du poste quand sa mère est morte. Elle s’occupait de tout dans la maison : le ménage, la cuisine, le linge, les courses. Chloé : Monsieur John ? Votre père vous attend au bureau. Il veut vous parler. Je sais ce qu’il veut me dire. Il veut me parler du bordel que j'ai foutu hier, et vraiment je n’ai pas la tête à ça. Moi : Dites-lui que je ne viens pas. Chloé : Mais monsieur John… il insiste beaucoup. Il dit que c’est important. Moi : Je m’en fiche. Laissez-moi tranquille. Chloé : S’il vous plaît, monsieur John… fournissez un effort. Cela lui ferait plaisir de vous voir. Moi : Et moi, ça me ferait plaisir qu’il me laisse vivre ma vie comme je l’entends. Chloé : Monsieur John… vous êtes dur avec lui. Il a fait beaucoup pour vous. Il vous a donné tout ce dont vous aviez besoin. Je me levais brusquement du lit et je me dirigeais vers la porte. Moi : Assez ! Arrête de me parler de lui ! Je sortis de ma chambre en claquant la porte derrière moi. Chloé me suivait dans le couloir. Chloé : Monsieur John ! Attendez ! Où allez-vous ? Je descendis les escaliers en courant. Moi : Loin de lui ! Je traverse le hall et je me dirige vers la sortie. Chloé me rattrapa et bloqua le passage. Chloé : Monsieur John ! S’il vous plaît ! Calmez-vous ! Ne faites pas ça. Elle posa sa main sur mon bras et me regarda dans les yeux. Ses yeux sont bleus comme le ciel avec un visage doux comme un ange. Moi : Laisse-moi partir… Chloé : Non C'est ce que j'aimais le plus chez quand on lui donnait un travail même insignifiant, elle ira jusqu’au bout pour accomplir sa tâche. Par respect pour elle et sa persévérance, j'ai décidé d'y aller... Chloé semblait contente mais pas moi, je n’avais vraiment pas envie de voir sa sale gueule. Je me rendis alors dans son bureau et vis cet homme assis derrière son énorme bureau en bois massif. Il avait l'air furieux, comme toujours. Il portait un costume gris impeccable et une cravate rouge. Ses cheveux noirs étaient plaqués en arrière et ses yeux bleus me lançaient des éclairs. Je m'assis sur le fauteuil en face de lui et croisa les bras. Mon père : Qu'est-ce que tu as encore fait comme connerie hier ? me demanda-t-il d'un ton sec. Moi : Rien de spécial, je me suis juste amusé un peu avec quelques copains. Mon père : Tu appelles ça s'amuser ? Tu as foutu le feu à une boîte de nuit, tu as provoqué une bagarre générale et tu as fini au poste de police ! Moi : Bah, ce n’est pas grave, ils ont éteint le feu, ils ont calmé la bagarre et ils m'ont relâché. Mon père : Pas grave ? Tu te rends compte du scandale que tu as causé ? Tu sais combien ça va me coûter en dommages et intérêts ? Tu sais à quel point ça va nuire à la réputation de l'entreprise ? Moi : Franchement, je m'en fous. C'est ton entreprise, pas la mienne. Je n'ai pas envie de passer ma vie à signer des contrats et à faire des réunions ennuyeuses. Je veux vivre librement, sans contraintes, sans obligations. Mon père : Librement ? Sans contraintes ? Sans obligations ? Mais tu es un irresponsable ! Tu n'es qu'un bon à rien, un parasite, un déshonneur pour la famille ! Moi : Oh, papa arrête ! C'était juste une petite fête entre amis ! Et puis, ce n’est pas comme si tu étais un modèle de vertu ! Tu te souviens de la fois où tu as trompé ta femme avec ta secrétaire ? Ou de la fois où tu as fraudé le fisc ? Ou de la fois où tu as vendu des actions bidon à tes clients ? Mon père : Ne change pas de sujet ! Ce n'est pas moi qui suis en cause ici, c'est toi ! Tu es irresponsable, immature, égoïste ! Il se leva brusquement et se mit à marcher dans la pièce. Il semblait nerveux, agité. Il se passa la main sur le front. Mon père : Bref John, je ne t’est pas fait venir dans mon bureau uniquement pour te gronder Moi : Ah bon ? Mon père : Écoute, John je vais te dire quelque chose. L'entreprise est au bord du gouffre. On a perdu des clients importants, on a subi des procès coûteux, on a accumulé des dettes énormes. J’ai pensé à la vendre mais je ne peux pas cette entreprise est l'héritage de nos ancêtres. Donc j'ai besoin de toi pour que tu m'aides à sauver notre entreprise. Moi : Je le veux bien c'est quand même grâce à ça que j’arrive à manger mais bon je n’y connais rien en entrepreneuriat et sérieusement je ne vois pas en quoi je te serai utile. Mon père : Ne dis pas ça ! tu te souviens de ta 6eme où t'a décidé de faire ton propre cinéma porno ? Ta mère avait décidé de te punir et te donnait plus d'argent donc t'a décidé d'ouvrir un cinéma au sein de l'école mais ce n’étaient pas des films normaux. Je me demande toujours comment tu as pu continuer cette activité sans te faire prendre. Moi : je corrompais les gardiens pour qu'il nous dise quand c’était le moment propice pour faire nos séances. En deux ans j'ai gagné plus de 30.000 dollars Mon père : Tu vois tu es un génie en affaires ! Tu as su utiliser l'appétit sexuel de tes camarades pour en faire de l’argent. C'est pour ça j'ai besoin de toi, et en plus c'est à cause de toi qu'on est arrivé à cette situation. Moi : Comment ça ? Mon Père : c'est à cause de tes écarts de conduite et ta désinvolture qui ont nui à la réputation de notre entreprise et nous a attiré des ennuis. Je le savais, il ne pouvait pas être gentil même pendant une minute. Moi : Sérieux papa arrête, je m'amusais juste. Mon Père : C'est précisément à cause de tes "amusements" que nous sommes dans cette situation ! Si tu te montrais un peu plus responsable et mature, peut-être que l'entreprise se porterait mieux. Moi : Ouais, ouais, c'est ça, raconte encore tes salades. Je ne suis pas ton larbin, et je n’ai pas envie de me faire chier à faire tourner ta boîte. Gère ton bazar tout seul et arrête de me prendre la tête. Oui je sais, en disant ce que je viens de dire, je parais pour un inconscient mais comprenez-moi j'en ai vraiment marre de lui si vraiment l'entreprise tombe je trouverai un autre moyen de gagner de l'argent. Après avoir dit ça, je quittai son bureau et je suis allé dans un bar. Je voulais oublier la dispute avec mon père et me changer les idées. Je me suis installé au comptoir et j’ai commandé une bière. Le goût amer de la mousse m’a fait du bien. J’ai regardé mon téléphone et j’ai vu plusieurs appels manqués de mon père. J’ai soupiré et je l’ai éteint. Alex : Salut, John ! Qu’est-ce qui t’amène ici ? C’était un de mes soi-disant amis qui s'intéresse juste à la fête et à boire, c’est un vrai alcoolique. Moi : j’avais envie de boire un verre et de décompresser un peu. Mon vieux m'a encore mis en rogne, il ne peut même pas essayer d'être un peu sympa avec moi. Alex : Ouais, ton vieux est trop autoritaire. Il faut que tu t’affirmes ! Moi : Comment ? Alex : Je te propose que tu ailles chez toi demain et tu prends toutes tes affaires et tu viens habiter n'importe où, chez-moi si tu veux. Moi : Merci mec, tu es vraiment sympa. Alex : Allez, viens, on va boire un coup pour fêter ça ! Moi : Fêter quoi ? Alex : Ta liberté, pardi ! Tu es libre de faire ce que tu veux, sans rendre de comptes à personne ! On a trinqué et je me suis senti libre et heureux, loin des soucis et des responsabilités. Nous décidâmes de quitter le bar et de nous rendre dans une boîte de nuit animée. La musique assourdissante et les lumières éblouissantes nous accueillent à bras ouverts. Je me laisse emporter par le rythme frénétique, dansant avec une énergie déchaînée. C'est alors qu'une fille inconnue s'approche de moi avec un sourire séduisant. Fille : Salut, tu as l'air de t'amuser. Je peux me joindre à toi ? Dans mon état d'ivresse et d'excitation, je lui souris en retour, profitant de ma soi-disant liberté. Moi : Bien sûr, rejoins-moi ! Nous dansâmes ensemble, nous laissions la musique nous emporter dans un tourbillon de sensations. Le lendemain matin, je m'éveillai dans un hôtel avec une sensation de lourdeur dans la tête et les yeux rougis par la nuit agitée. L'horloge me rappela que midi était déjà passé. Je pris une douche froide pour me réveiller, puis je m'habille rapidement. J'allumai mon téléphone, ignorant les nombreuses notifications qui envahissent mon écran, jusqu'à ce que je tombe sur une série de messages et d'appels manqués de Chloé. Je l’ai rappelée et j’ai entendu sa voix trembler. Chloé : Monsieur John, c’est urgent. Votre père a eu une crise cardiaque hier soir. Il est mort. Je suis resté pétrifié, incapable de parler ou de pleurer. J’ai réalisé que je n’avais pas dit au revoir à mon père, que je n’avais pas essayé de résoudre notre conflit, que je n’avais pas été un bon fils. Je me suis senti submergé par la culpabilité et le regret. Le jour de l’enterrement de mon père fut le plus triste de ma vie, après la mort de ma mère. Je me rendis au cimetière avec Chloé, qui me soutenait dans cette épreuve. Il y avait peu de monde pour lui rendre hommage. Quelques employés de l’entreprise, quelques amis de longue date, quelques membres de la famille éloignée, ma belle-mère. Personne ne semblait vraiment affecté par sa disparition. Sauf moi. Je me tenais devant son cercueil, les larmes aux yeux, le cœur serré. Je me souvenais de tous les bons moments que nous avions partagés, même si c'était rare, de tous les conseils qu’il m’avait donnés, de tous les rêves qu’il avait pour moi. Je regrettais tellement de m'être comporté comme un sale con. Je prononçais quelques mots pour lui rendre hommage, mais ma voix se brisa. Je n’arrivais pas à exprimer tout ce que je ressentais. Je me contentais de dire qu’il était un bon père, un bon patron, un bon homme. Que je lui dois tout. Que je lui demande pardon. Que je lui souhaite la paix. Je déposai une rose blanche sur son cercueil et je reculai. Chloé me prit la main et me serra contre elle. Elle me murmura des mots réconfortants à l’oreille. Elle me dit qu’elle était là pour moi, qu’elle m’aimait, qu’elle me comprenait. Elle me dit qu’elle était fière de moi, que j’avais été courageux, que j’avais fait honneur à mon père. Je la remerciai d’un sourire triste. Elle était la seule personne qui me restait dans ce monde. Nous nous éloignâmes du cercueil et nous nous dirigeâmes vers la sortie du cimetière. Sur le chemin, nous croisâmes ma belle-mère, Andrea. Elle était habillée en noir et portait des lunettes de soleil. Elle avait l’air indifférente et hautaine. Elle s’approcha de moi. Andrea : John, il faut qu’on parle. Moi : De quoi ? Andrea : De l’entreprise. Tu sais que ton père m’a laissé la moitié des parts dans son testament. Moi : Oui, et alors ? Andrea : Et alors, je n’ai aucune envie de continuer à gérer cette affaire. C’est trop compliqué et trop ennuyeux. Moi : Qu’est-ce que tu veux faire alors ? Andrea : Je veux vendre l’entreprise et partager les revenus en deux avec toi. Moi : Quoi ? Mais tu es folle ! Tu ne peux pas faire ça ! Andrea : Pourquoi pas ? C’est mon droit ! C’est ce que ton père aurait voulu ! Moi : Non ! C’est faux ! Mon père voulait qu’elle perdure dans le temps comme elle l’a toujours faite ! Il voulait que je la reprenne ! Andrea : Eh bien, tu as refusé ! Tu as préféré être un parasite ! Moi : Arrête ! Tu ne sais rien de moi ! Tu n’es pas ma mère ! Tu n’es rien pour moi ! Andrea : Ah oui ? Eh bien sache que je suis la seule qui peut te sauver ! Si tu acceptes ma proposition, tu seras riche ! et t'aura toit et oui il m'a aussi donné notre maison. T’en dis quoi ? Moi : Non ! Jamais ! Je refuse ta proposition ! Comment il a pu donner notre maison à cette femme, je savais qu'elle mentait. Andrea : Okay. Arrivé à la maison avec Chloé, elle trouva une enveloppe sur le pas de la porte. C’était le testament de mon père. Je l’ai ouvert et j’ai lu son contenu. J’ai failli tomber à la renverse. Mon père avait effectivement légué toutes ses immobilisations à Andrea. Toutes ses propriétés, tous ses biens, tous ses actifs. Il ne m’avait laissé que la moitié des parts de l’entreprise, qu’elle voulait vendre. Il ne m’avait laissé aucun héritage matériel. J’étais littéralement à la rue, Andrea avait changé la serrure des clés. Mais Dieu merci, Chloé me proposa d'habiter chez elle et me donna même une idée pour sauver l'entreprise. Le lendemain matin, je décidais d'appeler Andrea pour lui demander un rendez-vous, elle accepta et nous donna rendez-vous dans notre ancienne maison dans l'après-midi. Nous sortîmes de chez la maison et nous prîmes un taxi et nous nous rendîmes chez Andrea. C’était une grande et belle maison, avec un jardin fleuri et une piscine. C’était la maison où j’avais grandi, où j'étais heureux avec mon père et ma mère. C’était aussi la maison où ma mère est morte. Nous avons sonné à la porte et Andrea nous ouvrîmes. Elle nous fit entrer dans le salon et nous offrit un verre. Elle avait l’air calme et sereine. Andrea : Alors, John, pourquoi ce rendez-vous ? Moi : Je veux te parler de l’entreprise. Andrea : Ah, tu t’es décidé à la vendre ? Elle semblait souriante Moi : Non, je veux te faire une proposition. Andrea : Une proposition ? Laquelle ? Moi : Je veux que tu me laisses un an pour sauver l’entreprise. Andrea : Un an ? Pour quoi faire ? Moi : Pour redresser la situation, pour relancer les différentes activités de l’entreprise. Andrea : Et tu crois que tu en es capable ? Moi : Oui, je le crois. Je suis le fils de mon père. J’ai du talent. Andrea : Et tu crois que ça suffit ? Moi : Oui, je le crois. Je suis motivé. Je suis prêt à tout. Andrea : À tout ? Moi : Oui, à tout. Je te fais une promesse : si je n’arrive pas à sauver l’entreprise en un an, tu pourras la vendre entièrement. Tu pourras même garder mes parts. Je te les donne en garantie. Andrea : Vraiment ? Tu es prêt à renoncer à ton héritage ? Moi : Oui, vraiment. Si je n’arrive pas à honorer la mémoire de mon père, je n’ai pas le droit de profiter de son héritage. Andrea : Et qu’est-ce que tu attends en échange ? Moi : Rien. Juste du temps. Elle me regarda avec curiosité. Andrea : Tu es sûr de toi, John ? Moi : Oui, je suis sûr de moi ! Andrea : Très bien… Alors j’accepte. Andrea me regarda avec un sourire malicieux. Elle avait une condition. Andrea : À une condition. Moi : Laquelle ? Andrea : Que Chloé reste avec moi. Moi : Quoi ? Mais pourquoi ? Andrea : Parce qu’elle est une trop bonne gouvernante pour être séparée comme ça. Andrea : T'en dis quoi Chloé ? Chloé : J’accepte. Après avoir acceptée la condition, elle se tourna vers moi. Chloé : John, je sais que tu es capable de sauver l’entreprise. Je crois en toi. Je crois en ton rêve. Tu es le fils de ton père. Tu as son talent. Moi : Merci, Chloé. Merci de me soutenir. Chloé : Je te fais une promesse : si tu réussis à sauver l’entreprise, je te dirai quelque chose d’important. Moi : Quoi ? Qu’est-ce que tu vas me dire ? Chloé : Tu le sauras quand tu auras réussi. C’est une surprise. Moi : Une surprise ? Quelle surprise ? Chloé : Tu verras. C’est une bonne surprise. Je quittai la maison, je n’avais plus rien à moi. Je n’avais plus de maison, plus de voiture, plus d’argent. J'ai décidé d’aller Alex, il m'avait promis un toit si j'en avais besoin. Devant sa porte je commençais à toquer. Il m’ouvrit avec un air méprisant. Alex : Qu’est-ce que tu veux ? Moi : Bah en fait, j’ai besoin de ton aide, mon entreprise est au bord de la faillite et je n’ai plus nulle part où aller. Alex : Eh bien, désolé, mais je ne peux pas t'aider j'ai vraiment aucun intérêt à le faire. Donc dégage d’ici et ne reviens plus jamais. Il me claqua la porte au nez, sans me laisser le temps de répliquer. Je restais là, je ne savais plus quoi faire, je n'avais plus personne vers qui me tourner. Je marchais dans les rues, cherchant un endroit où dormir. J’ai passé une semaine à errer comme un clochard, à manger dans les poubelles, à me faire chasser par les passants. J'étais sale, affamé, désespéré. Mais je ne baissais pas les bras. Je savais que je pouvais encore sauver mon entreprise, si je trouvais une idée géniale. Un jour, je marchais dans la rue, quand soudain j’entendis une voix m’appeler. - John ? C’est toi John ? Je me retourne et je vis un visage que je n’ai pas vu depuis longtemps. C’est Sam, un ancien camarade de classe. Je me souviens de lui, c’était le souffre-douleur de l’école. Il était toujours harcelé par les autres élèves, qui se moquaient de lui à cause de son physique ingrat et de ses notes médiocres. Moi, j’étais le seul à le défendre, à le protéger, à lui parler. Je lui ai sauvé la mise plus d’une fois. Moi : Sam ? Quelle surprise ! Qu’est-ce que tu deviens ? Sam : John, je suis si content de te revoir ! Tu ne peux pas savoir à quel point tu m’as manqué ! Tu as changé ma vie ! Moi : Oh, arrête, tu vas me faire rougir. Mais dis-moi, qu’est-ce que tu fais ici ? Sam : Eh bien, tu ne vas pas le croire, mais je suis devenu un entrepreneur à succès ! J’ai créé ma propre entreprise de jeux vidéo, et ça marche du tonnerre ! Moi : Mais c’est incroyable ! Félicitations ! Sam : Merci, et toi tu fais quoi ici et habillé comme un SDF ? Moi : Mon entreprise est au bord de la faillite, j’ai été expulsé de chez moi. Je n’ai plus rien. Sam : Quoi ? Mais c’est horrible ! Comment as-tu fait pour survivre ? Moi : J’ai erré dans les rues pendant une semaine, en mangeant dans les poubelles. J’ai touché le fond. Sam : Oh, John… Je suis désolé pour toi. Tu ne mérites pas ça. Tu es un homme formidable, tu as du talent, tu as du courage. Tu ne dois pas abandonner ton rêve. Moi : Merci Sam. Tu es très gentil avec moi. Mais je ne sais pas comment m’en sortir. Je n’ai plus d’argent, plus de logement. Sam : Ne t’inquiète pas John. Je vais t’aider. Tu peux compter sur moi. Viens avec moi chez moi. Je vais t’héberger quelque temps. Je vais te donner tout ce dont tu as besoin pour relancer ton entreprise. Je vais te soutenir dans ton projet. Ensemble, nous allons réussir ! Je suis Sam chez lui. Il habitait dans un magnifique appartement, spacieux et luxueux. Il me faisait visiter les lieux, et me montra la chambre où je vais dormir. C’est une suite royale, avec un grand lit, une télévision, un bureau, une salle de bain privée. Moi : Tu es sûr que tu veux me laisser cette chambre ? Sam : Bien sûr ! C’est juste la chambre d’amis. Tu peux t’installer comme chez toi. Tu as tout ce qu’il te faut ici : des vêtements propres, des serviettes, du savon, du shampoing. Tu peux aussi utiliser la cuisine, le salon, le balcon. Fais comme chez toi ! Moi : Merci Sam. Tu es trop généreux. Je ne sais pas comment te remercier. Sam : Ne me remercie pas John. C’est normal. Tu es mon ami, et tu m’as beaucoup aidé par le passé. C’est à mon tour de te rendre la pareille. Je posai mes affaires dans la chambre, et je me dirigeai vers la salle de bain. Je me débarrasse de mes vêtements sales et troués, et je pris une bonne douche chaude. Je me sentais revivre. Je me séchai avec une serviette moelleuse, et je m’habillai avec les vêtements que Sam m’a prêtés. Ils sont à ma taille, et de bonne qualité. Je rejoignis Sam dans le salon. Il m’attendait avec un grand sourire. Sam : Alors, comment te sens-tu ? Moi : Je me sens bien. Très bien même. Merci Sam. Sam : De rien John. Tu veux manger quelque chose ? J’ai commandé des pizzas. Moi : Avec plaisir ! J’ai une faim de loup ! Sam : Parfait ! Viens t’asseoir sur le canapé. On va regarder un film en attendant. Nous nous installions sur le canapé, devant la télévision. Sam alluma la télé, et mit un film d’action sur Netflix. Sam : Tu aimes ce genre de film ? Moi : Oui, j’adore ! Ça me détend. Sam : Tu vas voir, il y a plein de scènes spectaculaires ! Nous avons regardé le film ensemble, en commentant les passages les plus impressionnants. Nous rions, nous nous amusions, nous nous sentons bien. Le livreur de pizza arriva, Sam paya la commande, et apporta les boîtes sur la table basse. Moi : Bon appétit ! Sam : Merci ! Toi aussi ! Nous mangions les pizzas avec appétit. Elles sont délicieuses, croustillantes et savoureuses. Sam : Alors, tu aimes ? Moi : Oui, c’est excellent ! Quelle est ta pizza préférée ? Sam : Moi, j’aime bien les quatre fromages. Et toi ? Moi : J’aime bien la reine. Avec du jambon, des champignons, du fromage… Nous continuions à discuter de nos goûts culinaires, puis nous passons à d’autres sujet, nos souvenirs d’école, nos passions, nos projets. Le lendemain soir, alors que nous discutions tranquillement dans le salon, Sam me dit qu’il avait peut-être trouvé quelque chose qui pourrait sauver mon entreprise. Sam : Tu connais le Casablanca ? Moi : Le Casablanca ? C’est quoi ça ? Sam : C’est une plante extraordinaire qui pousse dans mon village. Elle a des propriétés incroyables, elle peut soigner, parfumer, nourrir… Elle peut tout faire ! Moi : Vraiment ? Mais c’est fantastique ! Avec cette plante, je pourrais la commercialiser sous différentes formes : médicaments, cosmétiques, aliments… qui pourrait cartonner sur le marché ! Sam : Exactement. Mais avant je te propose d'aller dans mon village, retrouver cette plante, et négocier un accord commercial avec la société qui la cultive. Tu vas leur proposer de leur acheter la plante à un bon prix, et de leur reverser une partie des bénéfices. Moi : C'est une bonne idée mais le problème est que n'est pas d'argent ni pour payer mon transport pour arriver dans ton village et encore moins pour conclure l'accord... Sam : Ne t’inquiète pas John. Je vais t’aider. Tu peux prendre une de mes voitures pour aller dans ton village. J’en ai plusieurs, tu peux choisir celle que tu veux. Et pour l'accord, fait moi signe quand tu seras dans le village et je t'enverrai l'argent, bien sûr en échange de quelques actions de ta société. Moi : Oui, ne t’inquiète pas, mais tu es sûr ? Sam : Bien sûr que je suis sûr ! Tu es mon ami, et je veux t’aider. Tu as du talent, tu as du courage. Tu vas gagner un max avec cette idée ! Le lendemain matin, je me préparai à partir pour ma mission. Je pris mes affaires et sortis de l’appartement de Sam. Je descendis les escaliers et me dirigeai vers le parking où Sam m’a laissé les clés de sa voiture. Je choisis une berline confortable et élégante. Je monte à bord, je démarre le moteur, je programme le GPS. Je quittais la ville, et je prenais la route du village. Je roulais pendant plusieurs heures, en admirant le paysage. Je voyais des champs, des forêts, des montagnes. Je respirais l'air pur, je me sentais bien. Il restait quelques kilomètres avant que je sois au village. Je vis le panneau qui indiquait la distance restante : "Casablanca : 5 km". C'était le nom que les habitants avaient donné au village en hommage à la plante. Je m'apprêtais à continuer ma route, quand soudain... BOUM ! Une explosion retentit avec un bruit assourdissant. Je voyais un champignon de fumée verte s'élever dans le ciel, à l'horizon. Je sentais une onde de choc me secouer. Je perdais le contrôle de la voiture. Je freinais brusquement, je m'arrêtais sur le bas-côté. J'étais sonné, je ne comprenais pas ce qui se passait. Je sortis alors de la voiture pour voir ce qui se passait. Je vis alors un brouillard vert qui se répand dans l’air. Moi : Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? C'est quoi cette foutue fumée ? Je sentis ensuite cette odeur qui me brûlait les poumons et me faisait tousser comme un dingue. J'essayais de retourner dans ma voiture, mais il était trop tard. Je m'effondre sur le sol. Quelques heures plus tard, je me suis réveillé dans une pièce blanche et froide. J'étais attaché à plein de fils et de capteurs qui mesurent les signes vitaux. Devant moi, il y avait un gars en blouse blanche qui me regardait avec curiosité. Moi : Hé bien, on dirait que la journée s'améliore de mieux en mieux.
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J'aime les blaireaux. Je sais que ça peut sembler bizarre, mais je les admire. Ils ne se soucient pas de l'argent, du pouvoir ou de la réussite. Ils ne se soucient que d'eux-mêmes. Nous, humains, les rois de cette planète ont perdu de vue ce qui est vraiment important dans la vie, nous sommes devenus des esclaves de nos désirs matériels et de nos illusions de bonheur. Nous avons oublié le sens primordial des choses comme l’amour, la famille, la paix. Mais je ne suis pas un hypocrite. Je sais que je fais partie du problème. Je profite du système que je critique. Je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche. Mon père est le patron de notre entreprise familiale qui fait partie du top 100 des plus grosses entreprises au monde. J’ai toujours eu tout ce que je voulais, quand je le voulais. Je n'ai jamais eu à travailler dur ou à me battre pour quoi que ce soit. Je vis dans le luxe et le confort. Je n'ai pas à me soucier de l'avenir ou des conséquences de mes actes. Mais, avec tout ce confort, je me sens terriblement seul. Les seules personnes qui s'approchent de moi sont celles qui veulent profiter de ma richesse ou de ma notoriété. Elles se font passer pour mes amis, mais elles ne s’intéressent pas à moi ni à ce que je ressens. Elles sont fausses et hypocrites. Je le sais, mais je les laisse faire. Parce que j’ai besoin d’un peu de distraction, d’un peu de compagnie. Parce que je n’ai personne d’autre vers qui me tourner. Je ne sais pas quoi faire pour changer. Je ne sais pas si je veux changer. Je ne sais pas si je peux changer. Je ne sais pas si ça vaut la peine de changer. Je ne sais pas qui je ne suis ni ce que je veux. Je ne sais rien... C'est peut-être pour ça que j'aime tant les blaireaux. Un jour, j'aimerai être comme eux, J’aimerais avoir leur mentalité. J’aimerais être comme eux : libres, forts, discrets. J’aimerais vivre dans la nature, loin du chaos de la civilisation. J’aimerais me contenter de ce que je trouve, sans chercher plus que ce dont j’ai besoin. J’aimerais avoir un territoire à moi, où personne ne viendrait me déranger. Allongé sur mon lit, les yeux fixés sur le plafond. Je n’avais pas envie de bouger. Je n’avais envie de rien. Soudain, j’entendis frapper à la porte. C’était Chloé, la gouvernante. Elle était la fille de la gouvernante de quand ma mère était en vie. Elle a aussi hérité du poste quand sa mère est morte. Elle s’occupait de tout dans la maison : le ménage, la cuisine, le linge, les courses. Chloé : Monsieur John ? Votre père vous attend au bureau. Il veut vous parler. Je sais ce qu’il veut me dire. Il veut me parler du bordel que j'ai foutu hier, et vraiment je n’ai pas la tête à ça. Moi : Dites-lui que je ne viens pas. Chloé : Mais monsieur John… il insiste beaucoup. Il dit que c’est important. Moi : Je m’en fiche. Laissez-moi tranquille. Chloé : S’il vous plaît, monsieur John… fournissez un effort. Cela lui ferait plaisir de vous voir. Moi : Et moi, ça me ferait plaisir qu’il me laisse vivre ma vie comme je l’entends. Chloé : Monsieur John… vous êtes dur avec lui. Il a fait beaucoup pour vous. Il vous a donné tout ce dont vous aviez besoin. Je me levais brusquement du lit et je me dirigeais vers la porte. Moi : Assez ! Arrête de me parler de lui ! Je sortis de ma chambre en claquant la porte derrière moi. Chloé me suivait dans le couloir. Chloé : Monsieur John ! Attendez ! Où allez-vous ? Je descendis les escaliers en courant. Moi : Loin de lui ! Je traverse le hall et je me dirige vers la sortie. Chloé me rattrapa et bloqua le passage. Chloé : Monsieur John ! S’il vous plaît ! Calmez-vous ! Ne faites pas ça. Elle posa sa main sur mon bras et me regarda dans les yeux. Ses yeux sont bleus comme le ciel avec un visage doux comme un ange. Moi : Laisse-moi partir… Chloé : Non C'est ce que j'aimais le plus chez quand on lui donnait un travail même insignifiant, elle ira jusqu’au bout pour accomplir sa tâche. Par respect pour elle et sa persévérance, j'ai décidé d'y aller... Chloé semblait contente mais pas moi, je n’avais vraiment pas envie de voir sa sale gueule. Je me rendis alors dans son bureau et vis cet homme assis derrière son énorme bureau en bois massif. Il avait l'air furieux, comme toujours. Il portait un costume gris impeccable et une cravate rouge. Ses cheveux noirs étaient plaqués en arrière et ses yeux bleus me lançaient des éclairs. Je m'assis sur le fauteuil en face de lui et croisa les bras. Mon père : Qu'est-ce que tu as encore fait comme connerie hier ? me demanda-t-il d'un ton sec. Moi : Rien de spécial, je me suis juste amusé un peu avec quelques copains. Mon père : Tu appelles ça s'amuser ? Tu as foutu le feu à une boîte de nuit, tu as provoqué une bagarre générale et tu as fini au poste de police ! Moi : Bah, ce n’est pas grave, ils ont éteint le feu, ils ont calmé la bagarre et ils m'ont relâché. Mon père : Pas grave ? Tu te rends compte du scandale que tu as causé ? Tu sais combien ça va me coûter en dommages et intérêts ? Tu sais à quel point ça va nuire à la réputation de l'entreprise ? Moi : Franchement, je m'en fous. C'est ton entreprise, pas la mienne. Je n'ai pas envie de passer ma vie à signer des contrats et à faire des réunions ennuyeuses. Je veux vivre librement, sans contraintes, sans obligations. Mon père : Librement ? Sans contraintes ? Sans obligations ? Mais tu es un irresponsable ! Tu n'es qu'un bon à rien, un parasite, un déshonneur pour la famille ! Moi : Oh, papa arrête ! C'était juste une petite fête entre amis ! Et puis, ce n’est pas comme si tu étais un modèle de vertu ! Tu te souviens de la fois où tu as trompé ta femme avec ta secrétaire ? Ou de la fois où tu as fraudé le fisc ? Ou de la fois où tu as vendu des actions bidon à tes clients ? Mon père : Ne change pas de sujet ! Ce n'est pas moi qui suis en cause ici, c'est toi ! Tu es irresponsable, immature, égoïste ! Il se leva brusquement et se mit à marcher dans la pièce. Il semblait nerveux, agité. Il se passa la main sur le front. Mon père : Bref John, je ne t’est pas fait venir dans mon bureau uniquement pour te gronder Moi : Ah bon ? Mon père : Écoute, John je vais te dire quelque chose. L'entreprise est au bord du gouffre. On a perdu des clients importants, on a subi des procès coûteux, on a accumulé des dettes énormes. J’ai pensé à la vendre mais je ne peux pas cette entreprise est l'héritage de nos ancêtres. Donc j'ai besoin de toi pour que tu m'aides à sauver notre entreprise. Moi : Je le veux bien c'est quand même grâce à ça que j’arrive à manger mais bon je n’y connais rien en entrepreneuriat et sérieusement je ne vois pas en quoi je te serai utile. Mon père : Ne dis pas ça ! tu te souviens de ta 6eme où t'a décidé de faire ton propre cinéma porno ? Ta mère avait décidé de te punir et te donnait plus d'argent donc t'a décidé d'ouvrir un cinéma au sein de l'école mais ce n’étaient pas des films normaux. Je me demande toujours comment tu as pu continuer cette activité sans te faire prendre. Moi : je corrompais les gardiens pour qu'il nous dise quand c’était le moment propice pour faire nos séances. En deux ans j'ai gagné plus de 30.000 dollars Mon père : Tu vois tu es un génie en affaires ! Tu as su utiliser l'appétit sexuel de tes camarades pour en faire de l’argent. C'est pour ça j'ai besoin de toi, et en plus c'est à cause de toi qu'on est arrivé à cette situation. Moi : Comment ça ? Mon Père : c'est à cause de tes écarts de conduite et ta désinvolture qui ont nui à la réputation de notre entreprise et nous a attiré des ennuis. Je le savais, il ne pouvait pas être gentil même pendant une minute. Moi : Sérieux papa arrête, je m'amusais juste. Mon Père : C'est précisément à cause de tes "amusements" que nous sommes dans cette situation ! Si tu te montrais un peu plus responsable et mature, peut-être que l'entreprise se porterait mieux. Moi : Ouais, ouais, c'est ça, raconte encore tes salades. Je ne suis pas ton larbin, et je n’ai pas envie de me faire chier à faire tourner ta boîte. Gère ton bazar tout seul et arrête de me prendre la tête. Oui je sais, en disant ce que je viens de dire, je parais pour un inconscient mais comprenez-moi j'en ai vraiment marre de lui si vraiment l'entreprise tombe je trouverai un autre moyen de gagner de l'argent. Après avoir dit ça, je quittai son bureau et je suis allé dans un bar. Je voulais oublier la dispute avec mon père et me changer les idées. Je me suis installé au comptoir et j’ai commandé une bière. Le goût amer de la mousse m’a fait du bien. J’ai regardé mon téléphone et j’ai vu plusieurs appels manqués de mon père. J’ai soupiré et je l’ai éteint. Alex : Salut, John ! Qu’est-ce qui t’amène ici ? C’était un de mes soi-disant amis qui s'intéresse juste à la fête et à boire, c’est un vrai alcoolique. Moi : j’avais envie de boire un verre et de décompresser un peu. Mon vieux m'a encore mis en rogne, il ne peut même pas essayer d'être un peu sympa avec moi. Alex : Ouais, ton vieux est trop autoritaire. Il faut que tu t’affirmes ! Moi : Comment ? Alex : Je te propose que tu ailles chez toi demain et tu prends toutes tes affaires et tu viens habiter n'importe où, chez-moi si tu veux. Moi : Merci mec, tu es vraiment sympa. Alex : Allez, viens, on va boire un coup pour fêter ça ! Moi : Fêter quoi ? Alex : Ta liberté, pardi ! Tu es libre de faire ce que tu veux, sans rendre de comptes à personne ! On a trinqué et je me suis senti libre et heureux, loin des soucis et des responsabilités. Nous décidâmes de quitter le bar et de nous rendre dans une boîte de nuit animée. La musique assourdissante et les lumières éblouissantes nous accueillent à bras ouverts. Je me laisse emporter par le rythme frénétique, dansant avec une énergie déchaînée. C'est alors qu'une fille inconnue s'approche de moi avec un sourire séduisant. Fille : Salut, tu as l'air de t'amuser. Je peux me joindre à toi ? Dans mon état d'ivresse et d'excitation, je lui souris en retour, profitant de ma soi-disant liberté. Moi : Bien sûr, rejoins-moi ! Nous dansâmes ensemble, nous laissions la musique nous emporter dans un tourbillon de sensations. Le lendemain matin, je m'éveillai dans un hôtel avec une sensation de lourdeur dans la tête et les yeux rougis par la nuit agitée. L'horloge me rappela que midi était déjà passé. Je pris une douche froide pour me réveiller, puis je m'habille rapidement. J'allumai mon téléphone, ignorant les nombreuses notifications qui envahissent mon écran, jusqu'à ce que je tombe sur une série de messages et d'appels manqués de Chloé. Je l’ai rappelée et j’ai entendu sa voix trembler. Chloé : Monsieur John, c’est urgent. Votre père a eu une crise cardiaque hier soir. Il est mort. Je suis resté pétrifié, incapable de parler ou de pleurer. J’ai réalisé que je n’avais pas dit au revoir à mon père, que je n’avais pas essayé de résoudre notre conflit, que je n’avais pas été un bon fils. Je me suis senti submergé par la culpabilité et le regret. Le jour de l’enterrement de mon père fut le plus triste de ma vie, après la mort de ma mère. Je me rendis au cimetière avec Chloé, qui me soutenait dans cette épreuve. Il y avait peu de monde pour lui rendre hommage. Quelques employés de l’entreprise, quelques amis de longue date, quelques membres de la famille éloignée, ma belle-mère. Personne ne semblait vraiment affecté par sa disparition. Sauf moi. Je me tenais devant son cercueil, les larmes aux yeux, le cœur serré. Je me souvenais de tous les bons moments que nous avions partagés, même si c'était rare, de tous les conseils qu’il m’avait donnés, de tous les rêves qu’il avait pour moi. Je regrettais tellement de m'être comporté comme un sale con. Je prononçais quelques mots pour lui rendre hommage, mais ma voix se brisa. Je n’arrivais pas à exprimer tout ce que je ressentais. Je me contentais de dire qu’il était un bon père, un bon patron, un bon homme. Que je lui dois tout. Que je lui demande pardon. Que je lui souhaite la paix. Je déposai une rose blanche sur son cercueil et je reculai. Chloé me prit la main et me serra contre elle. Elle me murmura des mots réconfortants à l’oreille. Elle me dit qu’elle était là pour moi, qu’elle m’aimait, qu’elle me comprenait. Elle me dit qu’elle était fière de moi, que j’avais été courageux, que j’avais fait honneur à mon père. Je la remerciai d’un sourire triste. Elle était la seule personne qui me restait dans ce monde. Nous nous éloignâmes du cercueil et nous nous dirigeâmes vers la sortie du cimetière. Sur le chemin, nous croisâmes ma belle-mère, Andrea. Elle était habillée en noir et portait des lunettes de soleil. Elle avait l’air indifférente et hautaine. Elle s’approcha de moi. Andrea : John, il faut qu’on parle. Moi : De quoi ? Andrea : De l’entreprise. Tu sais que ton père m’a laissé la moitié des parts dans son testament. Moi : Oui, et alors ? Andrea : Et alors, je n’ai aucune envie de continuer à gérer cette affaire. C’est trop compliqué et trop ennuyeux. Moi : Qu’est-ce que tu veux faire alors ? Andrea : Je veux vendre l’entreprise et partager les revenus en deux avec toi. Moi : Quoi ? Mais tu es folle ! Tu ne peux pas faire ça ! Andrea : Pourquoi pas ? C’est mon droit ! C’est ce que ton père aurait voulu ! Moi : Non ! C’est faux ! Mon père voulait qu’elle perdure dans le temps comme elle l’a toujours faite ! Il voulait que je la reprenne ! Andrea : Eh bien, tu as refusé ! Tu as préféré être un parasite ! Moi : Arrête ! Tu ne sais rien de moi ! Tu n’es pas ma mère ! Tu n’es rien pour moi ! Andrea : Ah oui ? Eh bien sache que je suis la seule qui peut te sauver ! Si tu acceptes ma proposition, tu seras riche ! et t'aura toit et oui il m'a aussi donné notre maison. T’en dis quoi ? Moi : Non ! Jamais ! Je refuse ta proposition ! Comment il a pu donner notre maison à cette femme, je savais qu'elle mentait. Andrea : Okay. Arrivé à la maison avec Chloé, elle trouva une enveloppe sur le pas de la porte. C’était le testament de mon père. Je l’ai ouvert et j’ai lu son contenu. J’ai failli tomber à la renverse. Mon père avait effectivement légué toutes ses immobilisations à Andrea. Toutes ses propriétés, tous ses biens, tous ses actifs. Il ne m’avait laissé que la moitié des parts de l’entreprise, qu’elle voulait vendre. Il ne m’avait laissé aucun héritage matériel. J’étais littéralement à la rue, Andrea avait changé la serrure des clés. Mais Dieu merci, Chloé me proposa d'habiter chez elle et me donna même une idée pour sauver l'entreprise. Le lendemain matin, je décidais d'appeler Andrea pour lui demander un rendez-vous, elle accepta et nous donna rendez-vous dans notre ancienne maison dans l'après-midi. Nous sortîmes de chez la maison et nous prîmes un taxi et nous nous rendîmes chez Andrea. C’était une grande et belle maison, avec un jardin fleuri et une piscine. C’était la maison où j’avais grandi, où j'étais heureux avec mon père et ma mère. C’était aussi la maison où ma mère est morte. Nous avons sonné à la porte et Andrea nous ouvrîmes. Elle nous fit entrer dans le salon et nous offrit un verre. Elle avait l’air calme et sereine. Andrea : Alors, John, pourquoi ce rendez-vous ? Moi : Je veux te parler de l’entreprise. Andrea : Ah, tu t’es décidé à la vendre ? Elle semblait souriante Moi : Non, je veux te faire une proposition. Andrea : Une proposition ? Laquelle ? Moi : Je veux que tu me laisses un an pour sauver l’entreprise. Andrea : Un an ? Pour quoi faire ? Moi : Pour redresser la situation, pour relancer les différentes activités de l’entreprise. Andrea : Et tu crois que tu en es capable ? Moi : Oui, je le crois. Je suis le fils de mon père. J’ai du talent. Andrea : Et tu crois que ça suffit ? Moi : Oui, je le crois. Je suis motivé. Je suis prêt à tout. Andrea : À tout ? Moi : Oui, à tout. Je te fais une promesse : si je n’arrive pas à sauver l’entreprise en un an, tu pourras la vendre entièrement. Tu pourras même garder mes parts. Je te les donne en garantie. Andrea : Vraiment ? Tu es prêt à renoncer à ton héritage ? Moi : Oui, vraiment. Si je n’arrive pas à honorer la mémoire de mon père, je n’ai pas le droit de profiter de son héritage. Andrea : Et qu’est-ce que tu attends en échange ? Moi : Rien. Juste du temps. Elle me regarda avec curiosité. Andrea : Tu es sûr de toi, John ? Moi : Oui, je suis sûr de moi ! Andrea : Très bien… Alors j’accepte. Andrea me regarda avec un sourire malicieux. Elle avait une condition. Andrea : À une condition. Moi : Laquelle ? Andrea : Que Chloé reste avec moi. Moi : Quoi ? Mais pourquoi ? Andrea : Parce qu’elle est une trop bonne gouvernante pour être séparée comme ça. Andrea : T'en dis quoi Chloé ? Chloé : J’accepte. Après avoir acceptée la condition, elle se tourna vers moi. Chloé : John, je sais que tu es capable de sauver l’entreprise. Je crois en toi. Je crois en ton rêve. Tu es le fils de ton père. Tu as son talent. Moi : Merci, Chloé. Merci de me soutenir. Chloé : Je te fais une promesse : si tu réussis à sauver l’entreprise, je te dirai quelque chose d’important. Moi : Quoi ? Qu’est-ce que tu vas me dire ? Chloé : Tu le sauras quand tu auras réussi. C’est une surprise. Moi : Une surprise ? Quelle surprise ? Chloé : Tu verras. C’est une bonne surprise. Je quittai la maison, je n’avais plus rien à moi. Je n’avais plus de maison, plus de voiture, plus d’argent. J'ai décidé d’aller Alex, il m'avait promis un toit si j'en avais besoin. Devant sa porte je commençais à toquer. Il m’ouvrit avec un air méprisant. Alex : Qu’est-ce que tu veux ? Moi : Bah en fait, j’ai besoin de ton aide, mon entreprise est au bord de la faillite et je n’ai plus nulle part où aller. Alex : Eh bien, désolé, mais je ne peux pas t'aider j'ai vraiment aucun intérêt à le faire. Donc dégage d’ici et ne reviens plus jamais. Il me claqua la porte au nez, sans me laisser le temps de répliquer. Je restais là, je ne savais plus quoi faire, je n'avais plus personne vers qui me tourner. Je marchais dans les rues, cherchant un endroit où dormir. J’ai passé une semaine à errer comme un clochard, à manger dans les poubelles, à me faire chasser par les passants. J'étais sale, affamé, désespéré. Mais je ne baissais pas les bras. Je savais que je pouvais encore sauver mon entreprise, si je trouvais une idée géniale. Un jour, je marchais dans la rue, quand soudain j’entendis une voix m’appeler. - John ? C’est toi John ? Je me retourne et je vis un visage que je n’ai pas vu depuis longtemps. C’est Sam, un ancien camarade de classe. Je me souviens de lui, c’était le souffre-douleur de l’école. Il était toujours harcelé par les autres élèves, qui se moquaient de lui à cause de son physique ingrat et de ses notes médiocres. Moi, j’étais le seul à le défendre, à le protéger, à lui parler. Je lui ai sauvé la mise plus d’une fois. Moi : Sam ? Quelle surprise ! Qu’est-ce que tu deviens ? Sam : John, je suis si content de te revoir ! Tu ne peux pas savoir à quel point tu m’as manqué ! Tu as changé ma vie ! Moi : Oh, arrête, tu vas me faire rougir. Mais dis-moi, qu’est-ce que tu fais ici ? Sam : Eh bien, tu ne vas pas le croire, mais je suis devenu un entrepreneur à succès ! J’ai créé ma propre entreprise de jeux vidéo, et ça marche du tonnerre ! Moi : Mais c’est incroyable ! Félicitations ! Sam : Merci, et toi tu fais quoi ici et habillé comme un SDF ? Moi : Mon entreprise est au bord de la faillite, j’ai été expulsé de chez moi. Je n’ai plus rien. Sam : Quoi ? Mais c’est horrible ! Comment as-tu fait pour survivre ? Moi : J’ai erré dans les rues pendant une semaine, en mangeant dans les poubelles. J’ai touché le fond. Sam : Oh, John… Je suis désolé pour toi. Tu ne mérites pas ça. Tu es un homme formidable, tu as du talent, tu as du courage. Tu ne dois pas abandonner ton rêve. Moi : Merci Sam. Tu es très gentil avec moi. Mais je ne sais pas comment m’en sortir. Je n’ai plus d’argent, plus de logement. Sam : Ne t’inquiète pas John. Je vais t’aider. Tu peux compter sur moi. Viens avec moi chez moi. Je vais t’héberger quelque temps. Je vais te donner tout ce dont tu as besoin pour relancer ton entreprise. Je vais te soutenir dans ton projet. Ensemble, nous allons réussir ! Je suis Sam chez lui. Il habitait dans un magnifique appartement, spacieux et luxueux. Il me faisait visiter les lieux, et me montra la chambre où je vais dormir. C’est une suite royale, avec un grand lit, une télévision, un bureau, une salle de bain privée. Moi : Tu es sûr que tu veux me laisser cette chambre ? Sam : Bien sûr ! C’est juste la chambre d’amis. Tu peux t’installer comme chez toi. Tu as tout ce qu’il te faut ici : des vêtements propres, des serviettes, du savon, du shampoing. Tu peux aussi utiliser la cuisine, le salon, le balcon. Fais comme chez toi ! Moi : Merci Sam. Tu es trop généreux. Je ne sais pas comment te remercier. Sam : Ne me remercie pas John. C’est normal. Tu es mon ami, et tu m’as beaucoup aidé par le passé. C’est à mon tour de te rendre la pareille. Je posai mes affaires dans la chambre, et je me dirigeai vers la salle de bain. Je me débarrasse de mes vêtements sales et troués, et je pris une bonne douche chaude. Je me sentais revivre. Je me séchai avec une serviette moelleuse, et je m’habillai avec les vêtements que Sam m’a prêtés. Ils sont à ma taille, et de bonne qualité. Je rejoignis Sam dans le salon. Il m’attendait avec un grand sourire. Sam : Alors, comment te sens-tu ? Moi : Je me sens bien. Très bien même. Merci Sam. Sam : De rien John. Tu veux manger quelque chose ? J’ai commandé des pizzas. Moi : Avec plaisir ! J’ai une faim de loup ! Sam : Parfait ! Viens t’asseoir sur le canapé. On va regarder un film en attendant. Nous nous installions sur le canapé, devant la télévision. Sam alluma la télé, et mit un film d’action sur Netflix. Sam : Tu aimes ce genre de film ? Moi : Oui, j’adore ! Ça me détend. Sam : Tu vas voir, il y a plein de scènes spectaculaires ! Nous avons regardé le film ensemble, en commentant les passages les plus impressionnants. Nous rions, nous nous amusions, nous nous sentons bien. Le livreur de pizza arriva, Sam paya la commande, et apporta les boîtes sur la table basse. Moi : Bon appétit ! Sam : Merci ! Toi aussi ! Nous mangions les pizzas avec appétit. Elles sont délicieuses, croustillantes et savoureuses. Sam : Alors, tu aimes ? Moi : Oui, c’est excellent ! Quelle est ta pizza préférée ? Sam : Moi, j’aime bien les quatre fromages. Et toi ? Moi : J’aime bien la reine. Avec du jambon, des champignons, du fromage… Nous continuions à discuter de nos goûts culinaires, puis nous passons à d’autres sujet, nos souvenirs d’école, nos passions, nos projets. Le lendemain soir, alors que nous discutions tranquillement dans le salon, Sam me dit qu’il avait peut-être trouvé quelque chose qui pourrait sauver mon entreprise. Sam : Tu connais le Casablanca ? Moi : Le Casablanca ? C’est quoi ça ? Sam : C’est une plante extraordinaire qui pousse dans mon village. Elle a des propriétés incroyables, elle peut soigner, parfumer, nourrir… Elle peut tout faire ! Moi : Vraiment ? Mais c’est fantastique ! Avec cette plante, je pourrais la commercialiser sous différentes formes : médicaments, cosmétiques, aliments… qui pourrait cartonner sur le marché ! Sam : Exactement. Mais avant je te propose d'aller dans mon village, retrouver cette plante, et négocier un accord commercial avec la société qui la cultive. Tu vas leur proposer de leur acheter la plante à un bon prix, et de leur reverser une partie des bénéfices. Moi : C'est une bonne idée mais le problème est que n'est pas d'argent ni pour payer mon transport pour arriver dans ton village et encore moins pour conclure l'accord... Sam : Ne t’inquiète pas John. Je vais t’aider. Tu peux prendre une de mes voitures pour aller dans ton village. J’en ai plusieurs, tu peux choisir celle que tu veux. Et pour l'accord, fait moi signe quand tu seras dans le village et je t'enverrai l'argent, bien sûr en échange de quelques actions de ta société. Moi : Oui, ne t’inquiète pas, mais tu es sûr ? Sam : Bien sûr que je suis sûr ! Tu es mon ami, et je veux t’aider. Tu as du talent, tu as du courage. Tu vas gagner un max avec cette idée ! Le lendemain matin, je me préparai à partir pour ma mission. Je pris mes affaires et sortis de l’appartement de Sam. Je descendis les escaliers et me dirigeai vers le parking où Sam m’a laissé les clés de sa voiture. Je choisis une berline confortable et élégante. Je monte à bord, je démarre le moteur, je programme le GPS. Je quittais la ville, et je prenais la route du village. Je roulais pendant plusieurs heures, en admirant le paysage. Je voyais des champs, des forêts, des montagnes. Je respirais l'air pur, je me sentais bien. Il restait quelques kilomètres avant que je sois au village. Je vis le panneau qui indiquait la distance restante : "Casablanca : 5 km". C'était le nom que les habitants avaient donné au village en hommage à la plante. Je m'apprêtais à continuer ma route, quand soudain... BOUM ! Une explosion retentit avec un bruit assourdissant. Je voyais un champignon de fumée verte s'élever dans le ciel, à l'horizon. Je sentais une onde de choc me secouer. Je perdais le contrôle de la voiture. Je freinais brusquement, je m'arrêtais sur le bas-côté. J'étais sonné, je ne comprenais pas ce qui se passait. Je sortis alors de la voiture pour voir ce qui se passait. Je vis alors un brouillard vert qui se répand dans l’air. Moi : Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? C'est quoi cette foutue fumée ? Je sentis ensuite cette odeur qui me brûlait les poumons et me faisait tousser comme un dingue. J'essayais de retourner dans ma voiture, mais il était trop tard. Je m'effondre sur le sol. Quelques heures plus tard, je me suis réveillé dans une pièce blanche et froide. J'étais attaché à plein de fils et de capteurs qui mesurent les signes vitaux. Devant moi, il y avait un gars en blouse blanche qui me regardait avec curiosité. Moi : Hé bien, on dirait que la journée s'améliore de mieux en mieux.
Sarcastically, I commended my father on being an excellent actor as though any other parent wouldn't disown their child at this point.
I suggested he might even win an Oscar for his role and that it would be such a waste if no one got to see it.
I was the only son of a wealthy businessman.
My father had high expectations for me, and I was supposed to take over the family business.
For some reason, my father slapped me at this moment; when he saw my cheek swollen red from the slap, his face turned pale white as though it scared him.
However, I didn’t want to be tied down by the company.
It wasn't often that my father actually hit me; he usually just scolded or berated me instead of using physical violence.
I wanted to be free and do whatever I wanted.
However, considering how I usually acted up despite his warnings, you'd think he'd have slapped me more often by now.
I was a reckless heir, and my father had been trying to change me for years.
If you want to punish me more severely, you can just kick me out of the house!I egged him on with a smile as though it were no big deal.
However, my father just glared at me and didn't say anything.
He had tried everything, but nothing worked.
Eventually, he let out a sigh and stood up.
He even threatened to disown me if I didn’t change my ways, but I didn’t care.
I'm not joking.
I knew he would never do that.
He loved me too much, and he would never let me go.
If you don't change your ways soon… I really will kick you out of the house!
One day, my father called me into his office.
As he finished speaking, he shook his head and walked away.
I'm not going to change; no one can change me!
He told me that he had a heart attack a few days ago and that he needed to take it easy from now on.
He also told me that he was going to retire soon and that I would have to take over the company in his place.
I watched him leave and let out a sigh as I thought about what he'd said.
However, I wasn't worried.
I was shocked when I heard this news because I didn’t expect it at all.
I thought he was going to live forever and that he would never retire.
I knew that my father would never kick me out of the house.
He knew that I couldn't live without him and that I would rather die than leave him.
He said he needed to take it easy or else he would die.
He wouldn't be able to bear it if he kicked me out of the house.
I couldn’t believe what I was hearing, and I asked him if he was really going to retire.
He loved me too much and he wouldn't have the heart to do it.
He told me that he had already given the company to my stepmother and that she was going to sell it.
I was surprised when I heard this, and I asked him why he did that.
I always thought my father was too kind-hearted for his own good.
He always believed that there was good in everyone and that everyone deserved a chance.
He said that he didn’t have a choice and that he needed to think about his health first.
I didn’t know what to say, and I was lost for words.
Unfortunately for him, not everyone felt the same way.
I thought about everything I had done over the years, and I realized that I was the one who caused him to have a heart attack.
I sat down on the sofa and started watching TV again.
If I had listened to him in the first place, he wouldn’t have had to go through so much trouble.
I thought about my life and all the choices I'd made over the years.
I thought about all the things I'd done and all the things I'd gotten away with.
I felt guilty for everything I had done, but it was too late now.
I thought about how lucky I was that my father never gave up on me and that he always forgave me for my mistakes.
It didn’t matter what I did, my father was still going to retire.
He was still going to sell the company, and I would be out of a home.
It didn't matter what I did; he would always forgive me in the end.
He would always let me off easy no matter how badly I behaved.
I tried to think of a solution, but nothing came to mind.
I thought about my reckless behavior over the years, and I realized that it was all for nothing.
But not this time.
I thought about all the times my father tried to change me, but I refused.
This time was different.
I thought about all the times he warned me that he would disown me if I didn’t change my ways, but I ignored him.
This time he wouldn't let me off easy; this time he expected more from me.
My father tried so hard to make me into a better person, but nothing worked.
But it didn't matter what he expected from me; I wasn't going to change for anyone!
Not even for him!
He tried to use his money to reform me, but it was all in vain.
I didn't care who it was; no one could make me change!
He tried to use his power to control me, but I was still rebellious.
He even tried to use his connections to change me, but nothing worked.
I didn't care if it was my father or anyone else!
In the end, he gave up and let me be who I wanted to be.
If he couldn't change me, then no one could!
I continued living my life in defiance of his wishes, and I continued being reckless and carefree.
I was who I was and that would never change!
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My father continued trying to reform me over the years, but nothing worked.
Instead, his health deteriorated, and he eventually had a heart attack because of me.
I returned home at midnight, my body aching and sore from the night's activities.
I felt guilty for everything I had done, but there was nothing I could do now.
I couldn’t turn back time, and I couldn’t make him live forever.
As usual, my father was waiting for me with dinner.
Even though he'd threatened to stop waiting for me, he was there like he always was.
I was the one who caused him to have a heart attack, and I was the one who would have to live with that guilt for the rest of my life.
He'd been doing this ever since I could remember.
One day, as I lay on the sofa watching TV, my father approached me with a serious look on his face.
No matter how late I came home, he would always wait for me and have dinner ready.
He sat down beside me and asked if we could have a serious conversation.
And even though I didn't deserve his kindness, he would always forgive me and give me another chance.
I looked at him with confusion and asked what he wanted to talk about.
That's who my father was and that's why I loved him so much.
He told me that he had already given the company to my stepmother and that she was going to sell it.
Even though I had done some pretty bad things over the years, he would always forgive me and give me another chance.
I looked at him with shock and asked why he did that.
He would always be there for me, no matter what.
He said that it was because of his health and that he needed to take it easy from now on.
And even when I didn't deserve his forgiveness, he would still give it to me.
He also said that he was going to retire soon and that I would have to take over the company in his place.
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However, this time was different.
This time he wasn't going to forgive me so easily.
This time he expected more from me.
But that didn't matter; I wasn't going to change for anyone!
Not even for him, no matter how much he wanted me to.
My father wasn't happy when he saw the time, and he scolded me as soon as I came into the kitchen.
What took you so long?
You know that I worry when you're out so late!
You should think about how your actions will affect others!
You can't just do whatever you want without thinking about the consequences!
Haven't I told you that enough times?
Why don't you ever listen?
I was too tired and sleepy to answer him, so I just grunted and sat down at the table.
He looked at me for a moment before sighing.
Can't you see that I'm worried about you?
What happened tonight?
And what's wrong with your body?
Why do you look so pale?
Are you feeling okay?
Is something wrong with your health?
Why don't you answer me?
I looked at him as I yawned before replying.
Nothing's wrong with my health.
And I'm always pale; you know that!
He let out another sigh before serving me my dinner.
You should go see a doctor.
And don't stay out so late next time.
It's not safe for you to be out alone!
If something happened to you…
He shook his head as he left the kitchen.
I listened to him as he moved around in the kitchen.
I could hear him washing the dishes and cleaning up after dinner.
He was always like this; he would never rest until everything was clean and tidy.
After everything was done, he went back to his room for the night.
Even though it was early in the morning, it had been a long night and I was exhausted.
I hadn't slept well the night before, so I went straight to bed after dinner.
As soon as my head hit the pillow, my eyes closed and I fell into a deep sleep.
But even though I was asleep, my mind was still awake and thinking about what had happened that night.
It took me a while to fall asleep, but when I finally did, it was already late into the night.
However, it felt like something was off about that night.
It felt like something had changed and that something was different.
But no matter how hard I tried, I couldn't figure out what it was.
However, it didn’t take long for exhaustion to take over and for sleep to claim me once again.
But even then, it was a restless sleep.
And even as I slept, it felt like something was off about that night.
But no matter how hard I tried, I couldn't figure out what it was.
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